Tu trouves tu gardes, tu perds tu pleures.
Frank Gallagher (Shameless) (Sur mon T-shirt)

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Exemples : PYTH0123, PMDE161842, SOMP0042.
Ce thème, enjeux-de-société, vous propose cinq pages d'exercices.
Cinq activités où les mathématiques servent à comprendre le monde plutôt qu'à résoudre un exercice pour lui-même : lire un graphique sans se laisser tromper, mesurer une inégalité, évaluer un risque. On y retrouve les quatre parcours éducatifs du collège — EMI, citoyen, Avenir et santé — ainsi que l'égalité filles-garçons, travaillés sur des statistiques et des pourcentages réels. Chacun de ces cinq axes est appuyé sur une phrase explicite du programme, citée dans le dossier ci-dessous.
Cinq activités, une même idée : les mathématiques y servent à comprendre le monde plutôt qu'à résoudre un exercice pour lui-même. On y lit un graphique de presse, on compare des salaires, on évalue un risque, on mesure une inégalité. Les nombres viennent du réel, avec ce que cela implique — ils ne tombent pas juste, et la conclusion demande d'être interprétée.
On présente souvent les parcours éducatifs comme une couche ajoutée par-dessus les mathématiques. Le texte officiel dit l'inverse, et il le dit explicitement pour chacun d'eux.
· EMI — le programme demande de « mettre en garde [les élèves] sur des
manipulations par des présentations trompeuses ».
· Parcours citoyen — les compétences d'analyse et d'argumentation « contribuent au
développement de l'esprit critique nécessaire à l'exercice éclairé de la citoyenneté ».
· Environnement — l'enseignement s'inscrit dans une démarche « sensibilisant les
élèves aux défis environnementaux du 21e siècle : changement climatique, perte
de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles ».
· Égalité filles-garçons — les professeurs veillent à faire comprendre que « les
compétences en mathématiques ne sont ni innées ni liées à un genre ou à une situation sociale,
mais qu'elles se construisent progressivement par le travail scolaire ».
· Parcours Avenir — la résolution de problèmes renforce l'aptitude à « analyser des
données pour prendre des initiatives, pour élaborer des stratégies et pour faire des choix
réfléchis ».
Le programme range même la lutte contre les déterminismes sociaux et la réduction des inégalités entre filles et garçons parmi ses objectifs majeurs, au même rang que les apprentissages numériques. Ces activités ne détournent donc pas l'heure de mathématiques : elles en font partie.
Un exercice ordinaire fournit des nombres choisis pour tomber juste. Une donnée réelle, non — et c'est précisément ce qui rend ces activités formatrices.
Quant aux pièges de présentation — l'axe tronqué, la moyenne qui masque la dispersion, le pourcentage sans sa base, l'échantillon minuscule —, ils sont détaillés dans le dossier données, qui leur consacre une section entière.
Le contenu mathématique n'est pas allégé, il est seulement moins visible : lecture de graphiques et de tableaux, pourcentages et proportionnalité, indicateurs de statistiques, parfois une probabilité pour évaluer un risque. Ce sont exactement les compétences que le brevet évalue en partie 1, sous une autre forme.
Un mot sur le public que ces activités touchent. Un élève convaincu qu'il n'est « pas matheux » lit pourtant très bien un graphique quand le sujet le concerne. Partir de données qui l'intéressent — son orientation, son sport, l'égalité — ne dilue pas les mathématiques : cela remet dans l'activité des élèves que l'exercice abstrait avait laissés de côté. Le programme le dit à sa façon en rappelant que ces compétences ne sont pas innées.
Les cinq activités sont indépendantes et tiennent chacune dans une séance. Elles ne demandent aucun prérequis nouveau — seulement la lecture de tableaux et de graphiques, et les pourcentages — ce qui les rend utilisables de la 5ème à la 3ème, et souvent en début d'année, quand le programme n'a pas encore fourni beaucoup d'outils.
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