Comme on serait meilleur sans la crainte d'être dupe.
Jules Renard (sur mon T shirt!)
La problématique était la suivante: Au collège une initiation à l'algorithme implique des choix. En particulier le choix du langage de programmation utilisé.
Mais avant ce choix nous nous devons d'évoquer le pseudo code (indépendant de tout langage) et sa représentation visuelle (le logigramme ou organigramme)
Debut : l'élève Robot tq repeter 5 fois avancer d'un pas fin_tq fin
Debut : l'élève Robot2 tq repeter 5 fois regarder devant si tu peux avancer avancer d'un pas fin_si fin_tq fin
debut Chercher une application tq non trouvé chercher fin_tq si elle fonctionne être heureux Dire merci sinon râler ! fin_si fin
Debut ex4 choisir un nombre positif N tq toujours! si N est pair N devient N/2 sinon N devient 3N+1 fin_si fin_tq
N=7 Entrer un nombre (P) si P/N est entier ecrire OUI sinon ecrire NON fin_si
L'application est constituée d'un zip à décompacter. Le répertoire généré montrera alors :
""" Cette application lit prog.txt et produit prog.svg"""
from Elements_c import *
from tqsi import *
#constantes
file="prog.txt"
file_result="prog.svg"
symbole_commentaire="#"
#mots clefs
debut=["debut" ,"début" ,"begin" ,"programme" ]
fin=["fin" ,"end" ]
es=["lire" ,"écrire" ,"ecrire" ,"afficher" ,"demander" ,"donner" ,"dire" ]
#les autres mots sont des instructions
...
Vous pouvez lire ci-dessus les mots clefs déclenchant respectivement la création d'objets de type début, fin et entrée/sortie. Les autres mots clefs sont soit des structures itératives ou de tests (paragraphe suivant) ou de simples instructions.
Les seuls impératifs concernant ces structures sont logiques : un tq ou un si doit être ouvert avant d'être fermé :
L'étude des exemples en haut de page peut-être un bon complémént !
La première version téléchargeable était la 2.0.31, en juillet 2019
La dernière version publiée est la 3.0.0 : 29 octobre 2020
Un euros ou deux pour m'aider à payer le serveur ? Merci d'avance!
Vous avez envie d'une fonctionnalité, ou de participer au développement ? Utilisez le champ FB ci dessous !
Pour enregistrer votre pseudo code (prog.txt) attention à l'encodage ! L'application requiert UTF-8 !!!

En Mathématiques, “choisir” sans tenir compte de l’ordre, c’est la combinaison. En Python, c’est exactement ce que fait itertools.combinations : il énumère toutes les sélections possibles de taille k parmi une liste, sans doublon, et sans permutation inutile. Résultat : du code plus clair, plus sûr… et souvent plus rapide que des boucles bricolées.
Une combinaison de taille p parmi n objets, c’est un choix sans ordre.
[katex]C_n^p[/katex] [katex]C_n^p[/katex], souvent écrit [katex]\binom{n}{p}[/katex] dans la littérature anglo-saxonne et en informatique.
[katex]C_n^p[/katex] se lit : « p parmi n »
Cela désigne le nombre de combinaisons de p éléments choisis parmi n, sans tenir compte de l’ordre.
itertools.combinations ne renvoie pas une liste : c’est un itérateurLorsque l’on utilise itertools.combinations, il est tentant de penser que la fonction renvoie immédiatement une liste contenant toutes les combinaisons possibles. Ce n’est pas le cas. L’appel :
from itertools import combinations comb = combinations([1, 2, 3, 4], 2)
ne construit pas en mémoire toutes les paires possibles. Il renvoie un objet itérateur, c’est-à-dire un objet capable de produire les combinaisons au fur et à mesure, uniquement lorsqu’elles sont demandées.
Si l’on affiche directement l’objet :
print(comb)
Python renvoie quelque chose comme :
>>> # script executed <itertools.combinations object at 0x1164f90> >>>
Tester dans le Bac à sable Python!
Cela signifie que l’on dispose d’un générateur de combinaisons, et non d’une collection déjà matérialisée.
Ce choix n’est pas anodin. Il est directement lié à la nature combinatoire du problème.
Le nombre de combinaisons de p éléments parmi n est donné par
[katex]C_n^p[/katex].
Or cette quantité peut devenir extrêmement grande lorsque n augmente. Générer toutes les combinaisons et les stocker en mémoire pourrait devenir coûteux, voire impossible.
Un itérateur adopte une stratégie dite lazy (évaluation paresseuse) :
Ainsi, la mémoire utilisée reste minimale.
L’utilisation naturelle d’un objet combinations se fait dans une boucle :

from itertools import combinations
for a, b in combinations([1, 2, 3, 4], 2):
print(a, b)
Les paires sont produites successivement. À aucun moment l’ensemble des combinaisons n’est stocké dans une liste complète.
Cette approche présente un avantage important : si l’on cherche une combinaison vérifiant une condition donnée, il est possible d’interrompre le parcours dès que le résultat est trouvé :
from itertools import combinations
nums = [2, 7, 11, 15, 3, 6]
for a, b in combinations(nums, 2):
if a + b == 9:
print(a, b)
break
Dans ce cas, seules les combinaisons nécessaires sont générées.
Un point essentiel doit être souligné : un itérateur ne peut être parcouru qu’une seule fois.
from itertools import combinations c = combinations([1, 2, 3, 4], 2) print(list(c)) # première conversion print(list(c)) # seconde conversion
La seconde conversion renverra une liste vide. L’itérateur a été “épuisé” lors du premier parcours.
Tester dans le Bac à sable Python!
Si plusieurs parcours sont nécessaires, il convient soit de recréer l’itérateur, soit de convertir explicitement le résultat en liste — à condition que le volume de données reste raisonnable :
pairs = list(combinations([1, 2, 3, 4], 2))
Il existe une cohérence profonde entre la notion mathématique de combinaison et l’implémentation choisie par Python.
Le coefficient combinatoire [katex]C_n^p[/katex] peut croître très rapidement. En conséquence, une approche “en flux” est souvent plus pertinente qu’une approche fondée sur le stockage intégral des résultats.
itertools.combinations ne fournit donc pas une liste prête à l’emploi, mais un mécanisme de génération contrôlée. Ce choix reflète une philosophie plus large de Python : privilégier l’efficacité mémoire et la modularité des traitements.
itertools (version lourde)Au Texas Hold'em No Limit, vous recevez 2 cartes privatives.
Supposons que l’on représente le paquet par les entiers de 0 à 51.
Sans itertools, on peut écrire deux boucles imbriquées pour représenter ces cartes privatives possibles :
deck = list(range(52))
hands = []
for i in range(len(deck)):
for j in range(i + 1, len(deck)):
hands.append((deck[i], deck[j]))
print(len(hands)) # 1326
Tester dans le Bac à sable Python!
Ici :
Ici :
hands,Cette méthode fonctionne, mais :
j = i + 1),
itertools.combinations (version légère)La même opération peut s’écrire :
from itertools import combinations
deck = range(52)
for hand in combinations(deck, 2):
print(hand)
Différence fondamentale :
Si l’on souhaite simplement connaître le nombre total :
count = 0
for _ in combinations(deck, 2):
count += 1
print(count) # 1326
Le résultat est identique, mais sans stockage massif.
Pour une main complète de 5 cartes :
[katex]C_{52}^5[/katex]
soit 2 598 960 combinaisons.
La version “lourde” devrait créer une liste contenant plus de 2,5 millions de tuples :
hands = list(combinations(range(52), 5))
Cela représente plusieurs dizaines de mégaoctets en mémoire.
En revanche, l’itérateur :
for hand in combinations(range(52), 5):
# analyse statistique
pass
ne conserve qu’une seule combinaison à la fois.
Sans itertools :
Avec itertools.combinations :
Dans un contexte combinatoire comme le poker, où les quantités passent rapidement de 1326 à plusieurs millions, cette différence n’est pas anecdotique : elle est structurelle.
La première fois que j’ai utilisé itertools.combinations — encore avec une certaine hésitation — c’était lors de la génération des mains pour l'a page'application Poker Training de site2wouf.fr.
À ce moment-là, l’objectif était simplement pratique : produire proprement toutes les mains possibles sans écrire des boucles imbriquées interminables. Ce n’est qu’ensuite que la portée conceptuelle est devenue évidente. Derrière une ligne de code concise se cachait une idée mathématique ancienne : la combinatoire.
Ce qui paraissait être un simple outil Python révélait en réalité une cohérence profonde entre la théorie et l’implémentation. Générer des mains de poker revient exactement à parcourir les [katex]C_{52}^2[/katex] combinaisons possibles. Python ne faisait que traduire, de manière élégante, une formule déjà connue.
Avec un peu de recul, cette première utilisation a marqué un déclic : combinations n’est pas seulement pratique, il incarne une manière plus rigoureuse de penser les problèmes. Plutôt que de “fabriquer des listes”, il invite à raisonner en termes de génération contrôlée, de flux, et d’efficacité.
C’est précisément là que les mathématiques et la programmation cessent d’être deux mondes distincts pour devenir deux expressions d’une même idée.
Imaginons que l’on souhaite former tous les groupes possibles de 3 élèves parmi une classe de 20.

students = [
"Alice", "Mohamed", "Sofia", "Lucas", "Yuki",
"Amina", "Ethan", "Fatou", "Mateo", "Inès",
"Noah", "Lina", "Arjun", "Chloé", "Ibrahim",
"Maya", "Diego", "Leïla", "Hugo", "Zara"
]
groups = []
for i in range(len(students)):
for j in range(i + 1, len(students)):
for k in range(j + 1, len(students)):
groups.append((students[i], students[j], students[k]))
print(len(groups))
Tester dans le Bac à sable Python!
Ce programme fonctionne.
Mais plusieurs éléments apparaissent immédiatement :
i, j, k) plutôt que d’élèves.Autrement dit, la mécanique de parcours prend le pas sur l’idée mathématique.
Et si l’on décide de former des groupes de 4 élèves, il faut ajouter une quatrième boucle.
La structure du code devient dépendante de la profondeur combinatoire.
Avec itertools.combinations, la même idée s’écrit :
from itertools import combinations
students = [
"Alice", "Mohamed", "Sofia", "Lucas", "Yuki",
"Amina", "Ethan", "Fatou", "Mateo", "Inès",
"Noah", "Lina", "Arjun", "Chloé", "Ibrahim",
"Maya", "Diego", "Leïla", "Hugo", "Zara"
]
groups = combinations(students, 3)
print(len(list(groups)))
Tester dans le Bac à sable Python!

Ici :
Mathématiquement, le nombre de groupes possibles est :
[katex]C_{20}^3[/katex]
soit 1140 combinaisons.
La structure du code ne change pas si l’on passe à 4 élèves :
groups = combinations(students, 4)
Seul le paramètre varie.
La mécanique reste identiqu...
Gardez Windows propre!
Un lien vers Ccleaner est disponible dans la boite à outils, du menu "informatique"...