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Laurent Petitprez

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Les conseils de Wouf

Beaucoup d’élèves entrant au lycée ont en effet des difficultés à manipuler les fractions, les racines carrées, les puissances, à factoriser des expressions… Ces notions, apprises au collège, sont mal assimilées, et le programme des classes de lycée ne prévoit pas de les retravailler en profondeur.

Cet ouvrage propose une remédiation pas à pas. Un code simple et mnémotechnique est associé à chacune des règles et rappelé dans toutes les corrections d’exercices. Il permet de se repérer et de comprendre ses erreurs.

Celui qui prend des risques peut perdre; celui qui n'en prend pas perd toujours.

Tartacover (sur Mon tshirt!)

Voir toutes les citations.


Algorithme au cycle 4 - Sequence 1

I. Qu'est-ce qu'un algorithme ?

A. L'élève robot:

Instructions:
Prog 1
Avance de 1 pas
Répète tout 5 fois

Inconvénient : On rigole quand l'élève est trop près du tableau !

Prog 2
Regarde devant 
Si tu peux avancer d'un pas alors : 
Avance de 1 pas
Répète tout 5 fois

Ainsi, on peut voir un algorithme comme une suite d'instructions répétitives en interaction avec le monde extérieur.

B. Des exemples d'algorithmes :

  • 1. La respiration est un algorithme lancé à la naissance par le cerveau reptilien, qui gère le fonctionnement de notre corps.
    • INSPIRER
    • SOUFFLER
    • REPETER si nous sommes hors de l'eau
  • Les machines distributrices de carburant
  • etc.

II. Pseudo code et représentation visuelle d'un algorithme (Logigramme.)

Reprenons l'exemple de l'élève robot. Pseudo-code :

Debut : l'élève Robot
tq repeter 5 fois
avancer d'un pas
fin_tq
fin

Dans cette écriture standardisée on peut remarquer :

  • La première ligne et la dernière délimitent le programme en lui-même
  • tq (pour tant que) est suivi plus loin d'un fin_tq et délimite une structure répétitive
  • "avancer_d'un pas" est une instruction.

Logigramme

Avec le temps ce type de pseudo code devient lisible et compréhensible. Pourtant une représentation graphique de ce pseudo code aide encore à gagner en lisibilité :

robot.svg

logigramme_svg, utilitaire de transcription de pseudo code en logigramme

Reprenons l'exemple de l'élève robot2. Pseudo-code :

Debut : l'élève Robot2
tq repeter 5 fois
regarder devant
si tu peux avancer
avancer d'un pas
fin_si
fin_tq
fin

Logigramme

robot2.svg

logigramme_svg, utilitaire de transcription de pseudo code en logigramme

C'est à vous de jouer !

Avec les deux exemples ci-dessus vous savez beaucoup de choses sur le pseudo code et les les logigrammes.

Les tant que et les si doivent être ouverts avant d'être fermés

Dans les logigrammes il y a 4 symboles importants:

  • Les rectangles arrondis pour le debut et la fin d'un programme
  • Les rectangles classiques pour les instructions
  • Les parallèlogrammes pour les E/S (entrées_sortie : le programme communique avec l'extérieur)
  • Les losanges pour les tests ou les répétitions

Des connecteurs fléchés indiquent le sens de lecture et de déroulement de l'algorithme

Le petit rond noir en fin de "si" ou de "tant que" matérialise la branche de sortie : Le test n'est plus ou pas vérifié

Votre Mission

Soit le pseudo-code suivant:

Debut : La porte
tq la porte est fermée
dire toc toc toc
si la porte s'ouvre
entrer
fin_si
fin_tq
fin

Sur une feuille blanche réalisez le logigramme correspondant !

Expliquer le programme suivant (Donner éventuellement le pseudo-code associé)

chaud.svg

logigramme_svg, utilitaire de transcription de pseudo code en logigramme

Officiel

Au cycle 4, les élèves s'initient à la programmation, en développant dans une démarche de projet quelques programmes simples, sans viser une connaissance experte et exhaustive d'un langage ou d'un logiciel particulier. En créant un programme, ils développent des méthodes de programmation, revisitent les notions de variables et de fonctions sous une forme différente, et s'entraînent au raisonnement.

Attendus de fin de cycle

  • Écrire, mettre au point et exécuter un programme simple

Connaissances et compétences associées

Décomposer un problème en sous-problèmes afin de structurer un programme ; reconnaître des schémas. Écrire, mettre au point (tester, corriger) et exécuter un programme en réponse à un problème donné. Écrire un programme dans lequel des actions sont déclenchées par des événements extérieurs. Programmer des scripts se déroulant en parallèle. - Notions d'algorithme et de programme. - Notion de variable informatique. - Déclenchement d'une action par un événement, séquences d'instructions, boucles, instructions conditionnelles.

Exemples de situations, d'activités et de ressources pour l'élève

Jeux dans un labyrinthe, jeu de Pong, bataille navale, jeu de nim, tic tac toe. Réalisation de figure à l'aide d'un logiciel de programmation pour consolider les notions de longueur et d'angle. Initiation au chiffrement (Morse, chiffre de César, code ASCII...). Construction de tables de conjugaison, de pluriels, jeu du cadavre exquis... Calculs simples de calendrier. Calculs de répertoire (recherche, recherche inversée...). Calculs de fréquences d'apparition de chaque lettre dans un texte pour distinguer sa langue d'origine : français, anglais, italien, etc.

Repères de progressivité:

En 5e, les élèves s'initient à la programmation événementielle. Progressivement, ils développent de nouvelles compétences, en programmant des actions en parallèle, en utilisant la notion de variable informatique, en découvrant les boucles et les instructions conditionnelles qui complètent les structures de contrôle liées aux événements.

Liens
  • python.org Le site officiel, pour télécharger Python !
  • Apprenez à programmer en Python avec Openclassrooms
  • Un programme Python pour publier du code Python sur une page web
  • logigramme_svg, utilitaire de transcription de pseudo code en logigramme
  • Wikibooks : Le module Turtle
  • A la découverte de Turtle sur zestedesavoir.com
  • snakify : La boucle for
  • ARCHIVES

Travaux d'élèves :

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Robot Blue-Bot Robot Blue-Bot

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  • Page : https://site2wouf.fr/algorithme2019-2020_s1.php
  • Catégorie : Informatique

Fichier trop lourd par mail ? Apprenez à utiliser "Split" pour envoyer des Go sans limites

Apprenez à utiliser "Split" pour envoyer des Go sans limites

Fichier trop lourd pour être envoyé par mail ?

Vous avez déjà rencontré ce message d’erreur frustrant : « fichier trop lourd pour être envoyé par mail » ?
Inutile de compresser à l’aveugle, de perdre du temps ou de chercher une solution compliquée. Pour découper proprement un fichier volumineux en plusieurs morceaux, il existe un outil simple, efficace et déjà disponible sous Linux : split.

Pour les utilisateurs de Windows ou d’autres systèmes, pas de panique : l’idée reste la même, et des solutions équivalentes existent. Nous y reviendrons plus loin dans l’article, avec des pistes simples pour adapter la méthode à votre environnement.

Les limites des services de transfert en ligne

On pense souvent aux services de transfert en ligne comme WeTransfer ou équivalents. Ils peuvent dépanner, mais ils reposent généralement sur des liens temporaires. En effet ces liens expirent au bout de quelques jours.

Résultat : un destinataire qui lit son message trop tard peut se retrouver devant un lien inutilisable. Pour un envoi important, une archive à conserver, ou un échange que l’on veut maîtriser, ce n’est pas toujours la solution la plus fiable.

Pourquoi "Split" est la solution ultime (et comment ça marche)

Contrairement à une compression ZIP qui tente de réduire la taille, split se contente de découper votre fichier comme on découperait une tarte (aux pommes ? ) en parts égales.

Mais quel est l’avantage ? Aucune perte de données, aucune corruption possible, et une rapidité d'exécution fulgurante puisque l'ordinateur ne "calcule" rien, il se contente de segmenter.

Exemple dans votre terminal :

split -b 20M gros.zip chapitre_ 

C'est instantané ! Votre fichier gros.zip a été découpé en plusieurs chapitres.

L'option -b indique à split que le découpage doit se faire selon une taille maximale : ici, chaque morceau pèsera au maximum 20 Mo.

C’est le choix naturel pour une archive ZIP, une vidéo, un PDF volumineux ou tout fichier que l’on veut envoyer en plusieurs parties.

Si l’option -b est absente, split change de logique : il découpe alors le fichier selon un nombre de lignes, avec une valeur par défaut de 1000 lignes par morceau.

On peut d’ailleurs préciser ce nombre avec l’option -l, par exemple :

 split -l 500 fichier.txt partie_.

Pour les fichiers CSV, ce découpage par lignes est particulièrement utile : il permet de diviser un gros export en plusieurs fichiers plus faciles à ouvrir, à envoyer ou à retravailler dans un tableur.

Si vous cherchez une solution plus guidée, vous pouvez aussi utiliser mon outil en ligne de découpage CSV : outil en ligne de découpage CSV

Les options -b et -l s’excluent donc naturellement :

  • la première découpe selon le poids du fichier,
  • la seconde selon le nombre de lignes.

Il faut choisir l’une ou l’autre selon le type de fichier et l’objectif recherché.

Au sujet de suffixes : aa, ab, ac, etc.

1. Les suffixes par défaut : des lettres

Si vous utilisez split sans option, les suffixes sont composés de lettres minuscules, en commençant par aa, ab, ac, etc.

Exemple :

split mon_fichier.txt partie_


Résultat :

  • partie_aa
  • partie_ab
  • partie_ac
  • partie_ad
  • ...

Explication :

  • Le préfixe est partie_.
  • Les suffixes commencent par aa et incrémentent comme un compteur en base 26 (a, b, c, ..., z, aa, ab, ac, etc.).
  • Par défaut, les suffixes ont 2 caractères.

Cas pratique :
Si vous avez 30 morceaux, les suffixes iront de aa à az, puis ba, bb, etc.


2. Les suffixes numériques : plus lisibles avec -d

L’option -d remplace les lettres par des nombres, ce qui rend les noms de fichiers plus intuitifs et plus faciles à trier.

Exemple :

split -d mon_fichier.txt partie_
Résultat :
  • partie_00
  • partie_01
  • partie_02
  • partie_03
  • ...

Explication :

  • Les suffixes sont maintenant des nombres (00, 01, 02, etc.).
  • Cela permet un tri naturel dans l’explorateur de fichiers (contrairement aux lettres, où aa vient avant ab, mais z vient après a).

Pourquoi utiliser -d ?

  • Plus lisible pour les humains.
  • Plus facile à manipuler dans des scripts ou des outils automatisés.

3. Personnaliser la longueur des suffixes avec -a

Par défaut, les suffixes ont 2 caractères (ex: aa, 00). Avec l’option -a, vous pouvez définir le nombre de caractères pour les suffixes.

Exemple avec des lettres :

split -a 3 mon_fichier.txt partie_

Résultat :

  • partie_aaa
  • partie_aab
  • partie_aac
  • ...

Explication :

  • -a 3 indique que les suffixes doivent avoir 3 caractères.
  • Utile si vous avez beaucoup de morceaux (plus de 26² = 676 fichiers avec 2 lettres).

Exemple avec des nombres :

split -d -a 4 mon_fichier.txt partie_
Résultat :
  • partie_0000
  • partie_0001
  • partie_0002
  • ...

Explication :

  • -d active les suffixes numériques.
  • -a 4 définit des suffixes à 4 chiffres.
  • Idéal pour des milliers de fichiers (jusqu’à 9999).

4. Tableau récapitulatif des suffixes

Suffixes générés par split

OptionExemple de suffixesNombre de caractèresType de suffixeCas d'usage
Aucuneaa, ab, ac2LettresPar défaut, pour un petit nombre de fichiers.
-d00, 01, 022NombresPour un tri naturel et une meilleure lisibilité.
-a 3aaa, aab, aac3LettresPour plus de 676 fichiers.
-d -a 3000, 001, 0023NombresPour plus de 100 fichiers.
-d -a 40000, 00014NombresPour plus de 1000 fichiers.

5. Pourquoi choisir un type de suffixe plutôt qu’un autre ?

  • Lettres (aa, ab, ...) :
    • Avantage : Compact (2 caractères suffisent pour 676 fichiers).
    • Inconvénient : Moins intuitif pour trier ou identifier les fichiers.
  • Nombres (00, 01, ...) :
    • Avantage : Lisible, tri naturel, facile à manipuler.
    • Inconvénient : Nécessite plus de caractères pour un grand nombre de fichiers (ex: 4 chiffres pour 10 000 fichiers).
  • Longueur personnalisée (-a) :
    • À utiliser si vous avez beaucoup de morceaux (ex: un fichier de 10 Go divisé en morceaux de 1 Mo = 10 000 fichiers).

Et pour ceux qui ne sont pas sous Linux ?

Sous Windows, une solution simple consiste à installer Git for Windows, qui fournit Git Bash.

Ce petit terminal permet d’utiliser de nombreuses commandes issues du monde Unix directement depuis Windows.

On garde son environnement Windows habituel, mais on dispose d’un terminal plus proche de celui utilisé sous Linux.

On recolle avec cat

Découper un fichier n’a d’intérêt que si l’on peut ensuite le reconstituer proprement. Sous Linux, on utilise pour cela la commande cat, qui va lire les morceaux dans l’ordre et les regrouper dans un nouveau fichier.

cat chapitre_* > gros_reconstitue.zip

Dans cet exemple, tous les fichiers dont le nom commence par chapitre_ sont assemblés pour recréer une archive complète. L’ordre des suffixes est donc important :

  • chapitre_aa,
  • puis chapitre_ab,
  • puis chapitre_ac,
  • etc.

Il faut aussi vérifier que tous les morceaux sont présents dans le même dossier avant de lancer la commande.

Une fois le fichier reconstitué, on peut l’ouvrir normalement, comme le fichier d’origine.

Et sous Windows ?

Sous Windows, deux solutions simples existent. On peut utiliser Git Bash, évoqué plus haut, pour retrouver les commandes split et cat dans un terminal proche de Linux. Dans ce cas, la méthode reste quasiment la même que sous Linux : on découpe avec split, puis on recolle avec cat.

Mais on peut aussi utiliser les outils intégrés à Windows, notamment l’invite de commandes, avec la commande copy.

Si le fichier a été découpé par taille, par exemple avec :

split -b 20M gros.zip chapitre_

il faut recoller les morceaux en mode binaire. C’est indispensable pour une archive ZIP, une vidéo, un PDF ou une image, car le contenu ne doit pas être interprété comme du texte.

copy /b chapitre_aa+chapitre_ab+chapitre_ac gros_reconstitue.zip

L’option /b indique à Windows d’assembler les fichiers octet par octet, sans modification. L’ordre des morceaux est essentiel : chapitre_aa, puis chapitre_ab, puis chapitre_ac, etc.

Si le fichier a été découpé par lignes, par exemple avec un fichier .txt ou .csv, on peut aussi utiliser une concaténation plus classique :

copy chapitre_aa+chapitre_ab+chapitre_ac fichier_reconstitue.txt

Mais, par prudence, copy /b reste souvent le choix le plus sûr, même pour recoller un fichier texte. La vraie différence se situe donc surtout dans le découpage : -b sert aux fichiers à reconstituer exactement octet par octet, tandis que -l sert aux fichiers texte découpés proprement ligne par ligne.

Pour aller plus loin : split dans un pipeline

La vraie force de split, comme beaucoup de commandes Unix, apparaît quand on l’intègre dans un pipeline. Il n’est pas toujours nécessaire de créer un fichier intermédiaire avant de le découper : on peut envoyer directement le résultat d’une commande vers split grâce au caractère |.

Avec Grep

grep "France" gros_fichier.csv | split -l 1000 - france_

Ici, on extrait d’abord les lignes contenant France, puis on découpe le résultat en fichiers de 1000 lignes. C’est typiquement l’esprit Unix : une petite commande pour filtrer, une autre pour découper, et l’ensemble produit un outil très efficace.

Documentation officielle et ressources utiles sur la commande split

Pour aller plus loin avec la commande split sous Linux, le mieux reste de consulter des sources fiables. Le manuel officiel GNU Coreutils consacré à split présente en détail les options essentielles, comme -b pour découper un fichier par taille, -l pour découper un fichier par nombre de lignes, ou encore les options liées aux suffixes. La page split(1) sur man7.org constitue aussi une référence claire pour vérifier rapidement la syntaxe d’une commande. Enfin, pour les utilisateurs de Windows qui souhaitent recoller des fichiers découpés, la documentation Microsoft sur la commande copy permet de mieux comprendre l’usage de copy /b en mode binaire. 

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