Il y a des services si grands qu'on ne peut les payer que par l'ingratitude.
Alexandre Dumas (sur mon T shirt!)

Demande le code à ton professeur.
Exemples : PYTH0123, PMDE161842, SOMP0042.
Ce thème, cryptographie, vous propose quatre leçons, six devoirs (6 DM) en 6ème et une page de problèmes (400 fiches).
La cryptographie se tient aux limites du programme du collège : ni les codes secrets ni Python n'y figurent. Mais c'est un terrain qui fait travailler exactement ce que la « pensée informatique » demande — et qui remobilise des élèves que les chapitres ordinaires avaient perdus. Le chiffre de César décale chaque lettre d'un même nombre de rangs — la clé — en revenant au début après le Z, ce qui n'est rien d'autre que le reste d'une division par 26. Il se casse en 25 essais, ou d'un coup par analyse des fréquences, et c'est justement ce qui le rend instructif.
📂 Thème parent : algorithmique (164)
📗 6ème — 6 devoirs
Ce devoir mobilise des compétences de logique et de raisonnement : décoder un message en s'appuyant sur un diagramme statistique, suivre et analyser un programme de calcul pour formuler des conjectures, et observer une figure géométrique pour y repérer et dénombrer des formes identiques.
Ce devoir mobilise des compétences de logique et de raisonnement : décoder un message en s'appuyant sur un diagramme statistique, suivre et analyser un programme de calcul pour formuler des conjectures, et observer une figure géométrique pour y repérer et dénombrer des formes identiques.
Un devoir maison placé sous le signe des jeux de réflexion. Les élèves explorent d'abord les déplacements de la tour aux échecs et calculent ses libertés, avant de se plonger dans une partie de Puissance 4 à analyser pour prévoir le vainqueur. Enfin, ils s'initient à la cryptographie avec le code de Jules César.
Ce devoir permet de développer des compétences variées. La reconstitution d'un plan stimule la compréhension spatiale et le vocabulaire géométrique. Le décodage d'un message chiffré mobilise la logique et la lecture de graphiques. La reconstitution d'un carrelage engage un raisonnement logique proche des jeux de déduction.
Ce devoir mobilise un large éventail de compétences. Les élèves doivent décoder un message en utilisant une figure géométrique. Ils explorent les principes de dénombrement en calculant toutes les combinaisons possibles. Un programme de construction complexe met en œuvre médiatrice, milieux et intersections.
Le devoir inclut des compétences en raisonnement logique, déplacements sur un échiquier (analyse de mouvements), stratégies de jeu (alignements dans un Puissance 4), et cryptographie de base (décodage de messages via le code César).
Ce thème se tient aux limites du programme. Le cycle 4 consacre bien une partie à « la pensée informatique » — variables, conditions, boucles — mais n'y mentionne ni les codes secrets ni Python. Le chiffre de César n'est donc pas un contenu à réciter : c'est un terrain, et il en vaut peu d'autres. Il oblige à réfléchir avant d'écrire et à planifier une suite d'opérations ; il donne un problème dont on veut réellement la solution — un message illisible qu'on va rendre lisible ; et il remobilise des élèves que les chapitres ordinaires avaient laissés de côté.
On remplace chaque lettre du texte clair par celle située un nombre fixe de rangs plus loin dans l'alphabet, toujours du même côté, en revenant au début une fois passé le Z. Ce nombre de rangs est la clé. Avec la clé 3, A devient D, B devient E, et Z revient sur C. On obtient une permutation circulaire de l'alphabet, et le résultat est le texte chiffré.
Numérotons les lettres de 0 à 25. Chiffrer, c'est ajouter la clé puis prendre le reste de la division euclidienne par 26. Le retour au début n'est pas un bricolage : c'est le reste qui s'en charge tout seul.
Déchiffrer avec la clé k, c'est chiffrer avec 26 − k. D'où une curiosité utile : la clé 13 est sa propre réciproque, puisque 13 + 13 = 26. Le même programme chiffre et déchiffre — c'est ce qui rend le « César 13 » commode pour commencer.
Ce détour par le reste de la division euclidienne est le seul vrai contenu mathématique du chapitre, et il n'est pas anodin : c'est la première fois qu'un reste sert à fabriquer quelque chose plutôt qu'à constater une divisibilité.
Le chiffre de César a tenu dans l'Antiquité parce que peu de gens savaient lire. Aujourd'hui il tombe de deux façons, et les deux valent d'être comprises.
D'où la leçon qui a survécu au chiffre lui-même, formulée par Auguste Kerckhoffs au XIXe siècle : la sécurité d'un système ne doit jamais reposer sur le secret de la méthode, mais sur celui de la clé. Un code inventé dans son coin et gardé confidentiel semble solide précisément parce que personne n'a essayé de le casser.
Programmer un César oblige à réunir, sur un problème unique, tout ce que le programme demande en algorithmique : une boucle qui parcourt les caractères un à un, une condition pour distinguer les lettres du reste — espaces, ponctuation, chiffres se recopient tels quels —, une variable qui accumule le résultat, et un calcul avec reste.
Mais l'essentiel se joue avant la première ligne de code. Il faut décomposer : parcourir le texte, décider pour chaque caractère s'il est une lettre, calculer son nouveau rang, accumuler le résultat. Cette mise en plan est le vrai exercice — c'est elle qui se transpose à n'importe quel programme, et elle se fait sur papier, sans machine.
Le programme officiel travaille ces notions en programmation par blocs ; la série de séquences de ce site les travaille en Python. Le langage change, les concepts sont exactement les mêmes. C'est ce qui fait de cette série un prolongement et non un hors-sujet : on y écrit des variables, des conditions et des boucles, avec un texte à déchiffrer comme récompense.
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