Médiatrices et bissectrices, en sixième 
Médiatrice d'un segment
On appelle distance du point M à la droite (d) la longueur MH où H est l'intersection de (d) et de sa perpendiculaire passant par M.
On appelle médiatrice d'un segment la droite perpendiculaire à ce segment en son milieu.
La droite (d) est perpendiculaire au segment [AB] en son milieu, la droite (d) est donc la médiatrice du segment [AB]
La médiatrice d'un segment est un axe de symétrie de ce segment.
Si un point appartient à la médiatrice d'un segment alors il est situé à égale distance des extrémités de ce segment.
Le point C appartient à la médiatrice du segment [AB] donc le point C est équidistant des points A et B.
Si un point est équidistant des extrémités d'un segment alors il appartient à la médiatrice de ce segment.
Si le point C est équidistant des points A et B, alors le point C appartient à la médiatrice du segment [AB].
On trace deux cercles, de même rayon, et de centres les extrémités du segment. Ils se coupent en deux points appartenant à la médiatrice de ce segment.
C'est une façon originale de :
Connaître et utiliser la définition de la médiatrice ainsi que la caractérisation de ses points par la propriété d'équidistance.

C’était un rituel universel : récupérer un paquet, une archive ou un installeur, lancer le script, et surveiller une barre de progression.
Et cela en croisant les doigts pour que le stockage ou les dépendances ne fassent pas défaut. Aujourd'hui, ce geste appartient presque à l'histoire de l'informatique.
En moins de deux décennies, le logiciel traditionnel a entamé une lente agonie au profit du « tout-navigateur ». Les chiffres sont sans appel. Alors que le logiciel en ligne (SaaS) ne représentait qu'un segment mineur du marché au début des années 2010, il s'est imposé comme la norme absolue. Aujourd'hui, près de 85 % des applications métiers ont migré vers le cloud, propulsant le marché mondial du SaaS à plus de 370 milliards de dollars.
Porté par la promesse d'une accessibilité immédiate et une réduction des coûts de maintenance informatique estimée à 30 % par le cabinet Gartner, le web a définitivement avalé le disque dur. Nos navigateurs ne servent plus seulement à consulter des pages : ils sont devenus les véritables systèmes d'exploitation de notre quotidien.
Pour comprendre l’ampleur du séisme, il suffit de regarder nos habitudes d'il y a dix ans. Certains logiciels étaient des forteresses monolithiques que l'on n'imaginait pas un seul instant sortir de notre disque dur. Aujourd'hui, les plus grands éditeurs de la planète ont presque tous plié le genou face à l'immédiateté de l'onglet web.
C'est le premier grand basculement historique. Longtemps, la suite Microsoft Office s'est vendue dans de grandes boîtes en carton contenant des disques d'installation. L'arrivée de Google Docs et de sa suite Workspace a prouvé qu'un simple navigateur pouvait gérer des traitements de texte complexes et des feuilles de calcul collaboratives en temps réel, sans la moindre installation locale. La riposte ne s'est pas fait attendre : aujourd'hui, Microsoft pousse massivement sa suite Microsoft 365, largement consommée directement depuis un navigateur.
C'est sans doute le cas d'école le plus spectaculaire pour les professionnels du numérique. L'univers du design d'interface (UI/UX) était historiquement dominé par des logiciels lourds. Figma est arrivé avec une proposition alors impensable : un outil de création ultra-puissant, fluide et collaboratif, tournant intégralement dans un simple onglet Chrome ou Firefox. Le succès a été si fulgurant qu'il a forcé le géant Adobe à réagir en développant en urgence des versions web de ses logiciels mythiques, à commencer par Photoshop.
Même le monde des développeurs et des administrateurs système, pourtant viscéralement attaché au contrôle de sa machine et de ses environnements locaux, cède à la tentation. On assiste à l'essor d'IDE (environnements de développement) complets directement intégrés au navigateur. Qu'il s'agisse de solutions comme GitHub Codespaces ou de la version web de VS Code (accessible via un simple vscode.dev), il est désormais possible de taper du code, de le compiler et de le déployer sans avoir un seul compilateur ou interpréteur installé sur son propre système.
C'est la frontière ultime, celle que l'on pensait intouchable en raison des exigences matérielles et de la latence. Pourtant, le jeu vidéo subit lui aussi cette transition. Avec des services comme le Xbox Cloud Gaming ou GeForce NOW, un simple flux vidéo interactif dans un navigateur web standard permet de faire tourner des jeux de dernière génération. Plus besoin de posséder une console de salon ou une carte graphique à mille euros : le serveur distant calcule tout, le navigateur affiche le résultat.
Face à l’hégémonie de l’onglet web, la résistance s'organise. Tout le monde n'est pas prêt à troquer son stockage local contre une URL. Si certains logiciels historiques refusent de migrer pour des raisons techniques évidentes, un phénomène inverse et spectaculaire se produit : l'Intelligence Artificielle, reine du cloud, entame sa grande relocalisation.
Plusieurs secteurs opposent une résistance féroce au tout-navigateur, portée par trois arguments majeurs :
C’est le retournement de situation le plus fascinant. L’explosion de l’IA générative s'est d'abord faite exclusivement en ligne à coups d'API et d’abonnements cloud centralisés. Mais les lignes bougent à toute vitesse : nous assistons aujourd'hui à une relocalisation massive vers les modèles d'IA locaux (Local LLMs / Edge AI), portée par l'apparition de puces dédiées (NPU/GPU) directement dans nos processeurs de PC et de smartphones.
Cependant, contrairement à une idée reçue, "local" ne rime pas avec "gratuit". Le modèle économique s'est simplement déplacé :
Si l'argument n'est pas financier, pourquoi ce basculement ? La réponse tient en deux mots : souveraineté et latence. Même avec un modèle payant par abonnement, l'IA locale garantit que vos données (codes sources, documents d'entreprise, secrets industriels) ne quittent jamais votre circuit fermé. De plus, elle supprime la dépendance à une connexion internet et aux pannes des serveurs géants du cloud.
Devant la poussée irrésistible du navigateur et la centralisation du Web, la question se pose légitimement pour tout développeur : concevoir une application native, à télécharger et à installer, a-t-il encore un sens ?
Pour y répondre, il suffit de regarder l'évolution des projets sur les vingt dernières années. J'en ai fait moi-même l'expérience : il y a deux décennies, je l'ai développée ClubElo sous forme d'application locale traditionnelle. Conçue pour la gestion des clubs d'échecs en milieu scolaire, elle demandait alors à être installée manuellement sur les machines. Vingt ans plus tard, les besoins d'accessibilité immédiate et de centralisation ont dicté sa mutation logique en une version entièrement SaaS, accessible d'un simple clic à l'adresse https://site2wouf.fr/clubelo.php. C’est le choix de l’agilité : développer une fois pour que cela tourne instantanément sur n'importe quel ordinateur d'école, qu'il soit sous Linux, Windows ou macOS, sans aucune friction d'installation.
Pourtant, ce virage du "tout-navigateur" n'est pas une vérité absolue pour tous les logiciels. Certains outils de notre quotidien doivent rester des applications installées en local pour survivre.
C'est le cas emblématique de Blender (le logiciel libre de modélisation et d'animation 3D) ou de VLC Media Player. Pourquoi ces logiciels refusent-ils le format web ? Parce qu'ils ont besoin d'un accès de bas niveau et ultra-direct aux composants physiques de votre ordinateur. La mémoire RAM, les puces de décodage matériel ou la puissance brute de la carte graphique. Faire tourner un rendu 3D ultra-complexe ou décoder un flux vidéo lourd dans un bac à sable (sandbox) de navigateur web briderait instantanément les performances et ajouterait une couche de latence inacceptable.
Plutôt qu'une mort définitive de l'exécutable, on assiste donc à une redistribution des rôles. Le navigateur a absorbé tout ce qui gagne à être mutualisé, collaboratif et accessible de partout, comme la gestion associative ou scolaire. L'exécutable local, lui, reste le roi incontesté de la haute performance et de la puissance brute. Produire un exécutable aujourd'hui n'est plus un réflexe de routine : c'est un choix d'ingénierie fort.
La mort annoncée de l'exécutable local n'est pas pour demain, mais sa nature a profondément changé. En l'espace de deux décennies, le navigateur web s'est transformé : d'une simple fenêtre de consultation textuelle, il est devenu le système d'exploitation le plus partagé de la planète. Cette centralisation vers le cloud a apporté une flexibilité et une universalité inédites, abolissant les frontières entre les systèmes d'exploitation pour une immense majorité de nos besoins quotidiens, de la bureautique à la gestion associative.
Pourtant, réduire l'avenir de l'informatique au seul "tout-navigateur" serait une erreur de lecture. Nous assistons au retour d'un mouvement de balancier bien connu des historiens de la tech : après une phase d...
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