L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs.
Oscar Wilde (sur mon T shirt!)

| Ex. | Compétence évaluée | Pour la suite |
|---|---|---|
| 1 | Calculer avec des relatifs et des fractions | ⚡ QFPX · ⚡ QFCA |
| 2 | Utiliser les puissances et la notation scientifique | ⚡ QFPS |
| 3 | Développer et réduire une expression littérale | ⚡ QFRE · ⚡ QFLI |
| 4 | Résoudre une équation du premier degré | ⚡ QFEQ |
| 5 | Utiliser le théorème de Pythagore et sa réciproque | ⚡ QFPY |
| 6 | Résoudre un problème de proportionnalité | ⚡ QFPO · ⚡ QFPR |
| 7 | Mettre un problème en équation | → Les problèmes du jour |
Ce n'est pas un corrigé. Une réponse fausse n'y est pas comptée, elle est lue : deux erreurs identiques en apparence peuvent venir de raisonnements très différents, et c'est ce qui décide de la reprise à proposer.
↳ Relatifs et fractions échouent pour des raisons indépendantes : ne pas les compter ensemble. Un élève qui réussit C et D et échoue A et B n'a aucun problème de fractions, il a un problème de priorités.
↳ La dernière erreur se corrige en une phrase, les trois autres demandent de revenir aux règles. Les distinguer évite de faire refaire un chapitre entier à un élève à qui il manque une convention d'écriture.
↳ Le calcul littéral de 4ème est le prérequis direct des identités remarquables et de la factorisation. Une fragilité ici ne se rattrape pas en cours d'année : elle bloque le chapitre entier. C'est la ligne à traiter en premier.
↳ Faire systématiquement vérifier la solution dans l'équation de départ. Ce n'est pas une exigence de rédaction : c'est ce qui rend l'élève autonome sur ce chapitre.
↳ Deux questions, deux théorèmes distincts. Réussir la première et échouer la seconde est la norme en début de 3ème : la réciproque est peu travaillée en 4ème alors qu'elle tombe au brevet. Ne pas le lire comme une fragilité sur Pythagore.
↳ Trois questions, trois habillages de la même notion : pourcentage, quatrième proportionnelle, vitesse. Un élève qui n'en réussit qu'une n'a pas « un problème de proportionnalité » : il a un problème avec un de ses habillages, et c'est celui-là qu'il faut nommer.
↳ C'est ici que se joue la différence entre un élève qui sait faire les exercices et un élève qui sait résoudre un problème. Ne rien conclure de cet exercice seul : le croiser avec l'exercice 4.
Les deux exercices portent sur la même équation du premier degré : le quatrième la donne toute faite, le septième demande de la produire. Ce n'est pas une redite. Le tableau se lit en deux entrées.
| Exercice 4 | Exercice 7 | Lecture |
|---|---|---|
| Ex. 4 réussi | Ex. 7 réussi | La technique et la modélisation sont en place. Rien à reprendre — c'est déjà le profil d'un élève à l'aise sur le problème du brevet. |
| Ex. 4 réussi | Ex. 7 échoué | Le cas le plus fréquent, et le plus mal lu. L'élève sait résoudre, il ne sait pas traduire. Multiplier les équations à résoudre ne changera rien : ce sont des problèmes à mettre en équation qu'il lui faut, dès septembre. |
| Ex. 4 échoué | Ex. 7 réussi | L'élève traduit correctement l'énoncé et bute sur la technique. C'est la situation la plus rapide à corriger : le raisonnement est déjà là, quelques séances d'entraînement suffisent. |
| Ex. 4 échoué | Ex. 7 échoué | Rien ne dit encore lequel bloque l'autre. Reposer l'exercice 7 en donnant l'équation toute faite : si elle est résolue, c'est la modélisation qui manque ; sinon c'est la technique, et il faut alors remonter à l'exercice 3. |
| Ex. | Compétence évaluée | Pour la suite |
|---|---|---|
| 1 | Multiplier et diviser des nombres relatifs | ⚡ QFPX |
| 2 | Calculer moyenne, médiane et étendue | ⚡ QFST |
| 3 | Calculer une probabilité | → Leçon : probabilités (4ème) |
| 4 | Appliquer un pourcentage d'évolution | ⚡ QFPO |
| 5 | Calculer une aire, un volume, convertir | ⚡ QFAI · ⚡ QFVO |
| 6 | Reconnaître et construire une transformation | ⚡ QFSY |
| 7 | Enchaîner deux évolutions en pourcentage | → Leçon : les pourcentages |
Ce n'est pas un corrigé. Une réponse fausse n'y est pas comptée, elle est lue : deux erreurs identiques en apparence peuvent venir de raisonnements très différents, et c'est ce qui décide de la reprise à proposer.
↳ Une seule règle pour × et ÷ : compter les facteurs négatifs. La faire énoncer ainsi, plutôt qu'en quatre cas à mémoriser, supprime trois de ces quatre erreurs.
↳ Trois indicateurs, trois questions distinctes. Un élève qui calcule la moyenne et rate la médiane n'a pas un problème de statistiques : il ne trie pas. Le dire ainsi suffit souvent.
↳ La probabilité de 4ème est une fraction déguisée : les erreurs sont les mêmes que sur les fractions, au même endroit. Le vérifier permet souvent de traiter les deux chapitres d'un coup.
↳ Distinguer « la hausse » du « prix après hausse » à chaque énoncé. Cette seule question — que cherche-t-on, la variation ou la valeur finale ? — supprime la moitié des erreurs de tout le chapitre.
↳ Les deux erreurs de conversion se règlent par le découpage dessiné, pas par le tableau : 1 m² fait 100 dm², 1 m³ en fait 1 000, et la raison se voit.
↳ Faire tourner la feuille d'un demi-tour autour de O pour la symétrie, faire glisser un calque pour la translation. Les deux gestes séparent les deux transformations plus sûrement que dix constructions.
↳ C'est le meilleur point d'entrée vers les coefficients multiplicateurs de 3ème : 1,2 × 0,8 = 0,96, et le prix perd 4 %. Le montrer une fois, après cet exercice, vaut mieux que de l'annoncer avant.
L'exercice 4 demande d'appliquer une hausse de 10 % ; l'exercice 7 en enchaîne deux. La technique est la même — c'est le raisonnement qui change, et c'est là que presque tous les élèves basculent.
| Exercice 4 (une évolution) | Exercice 7 (deux évolutions) | Lecture |
|---|---|---|
| Ex. 4 réussi | Ex. 7 réussi | L'élève applique un pourcentage et comprend qu'une évolution porte sur le prix courant, pas sur le prix initial. C'est un raisonnement de fin de 3ème atteint dès septembre : rien à reprendre. |
| Ex. 4 réussi | Ex. 7 échoué | La configuration très largement majoritaire, et la plus intéressante. La technique est acquise ; ce qui manque est l'idée que 20 % de 480 n'est pas 20 % de 400. Ce n'est pas un chapitre à refaire, c'est une conversation de dix minutes — et elle prépare directement les coefficients multiplicateurs. |
| Ex. 4 échoué | Ex. 7 réussi | Rare. L'élève a compris que le second pourcentage porte sur une autre valeur mais se trompe dans l'application. Le raisonnement vaut mieux que la technique : celle-ci se rattrape en une séance. |
| Ex. 4 échoué | Ex. 7 échoué | Le pourcentage n'est pas encore une proportion du tout. Reprendre par « 10 %, c'est un dixième » sur des nombres ronds, avant toute évolution. |