Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.
Confucius (sur mon T shirt!)

Demande le code à ton professeur.
Exemples : PYTH0123, PMDE161842, SOMP0042.
Ce thème, angles, vous propose trois leçons, deux pages de questions flash et sept devoirs (2 DS, 5 DM) en 6ème et 5ème.
Un angle est l'écartement de deux demi-droites issues d'un même sommet : une affaire d'ouverture, jamais de longueur. Après le vocabulaire et le rapporteur du cycle 3, la 5ème lui donne son vrai rôle — caractériser le parallélisme grâce aux angles alternes-internes et correspondants. C'est cette propriété qui permet ensuite de démontrer que la somme des angles d'un triangle vaut 180°.
📂 Thème parent : géométrie (363)
📗 6ème — 3 devoirs
Ce devoir mobilise surtout les compétences chercher, raisonner et représenter, avec un vrai travail de logique, de construction géométrique et d'organisation des informations. Il fait aussi appel à la compétence calculer, notamment pour compléter une multiplication posée et utiliser avec précision les données de longueur et d'angle dans les constructions.
Ce devoir mobilise principalement les compétences chercher, calculer et raisonner, avec du travail sur les fractions, les pourcentages, les périmètres, les aires et des suites de figures. Il fait aussi appel à la compétence représenter, notamment pour tracer des angles et interpréter une grille ou des figures géométriques.
Ce devoir mobilise des compétences de construction géométrique précise (longueurs et angles) et de lecture de figure pour identifier une constellation. Il évalue aussi la maîtrise des notions d'aire et de périmètre dans un cadre ludique, ainsi que la capacité à dénombrer de façon exhaustive des combinaisons possibles à partir de plusieurs critères.
📘 5ème — 4 devoirs
Ce devoir mobilise des compétences en repérage et calculs d'angles et permet de raisonner en situation de jeu.
Ce devoir maison travaille les propriétés des angles dans un triangle avec recherche de contraintes arithmétiques (multiples), le repérage et l'ordre chronologique des dates historiques avec nombres relatifs, et le calcul d'aires et de pourcentages à travers un problème géométrique viral sur les réseaux sociaux.
Ce devoir mobilise des compétences en Espace et géométrie (symétrie centrale, mesure d'angles), en Nombres et calculs (modélisation et résolution de problèmes), ainsi qu'en Organisation et gestion de données (traduction d'un problème en équation). Il développe le raisonnement logique et la modélisation mathématique.
Ce devoir mobilise des compétences en Espace et géométrie (symétrie centrale, mesure d'angles), en Nombres et calculs (modélisation et résolution de problèmes), ainsi qu'en Organisation et gestion de données (traduction d'un problème en équation). Il développe le raisonnement logique et la modélisation mathématique.
Le programme de 5ème range presque tout ce chapitre en automatismes — reconnaître, nommer, mesurer — et ne lui laisse qu'un seul objectif d'apprentissage : « caractériser le parallélisme par les angles ». Cela dit exactement où est le travail. Un angle ne sert pas d'abord à être mesuré ; il sert à démontrer, et notamment à démontrer que deux droites sont parallèles.
Reconnaître et nommer sur une figure : angle nul, aigu, droit (90°), obtus, plat (180°), plein ; angles adjacents, opposés par le sommet, supplémentaires. Savoir ce qu'est une bissectrice.
Et connaître les angles de sa propre équerre — 30°, 60°, 90° ou 45°, 45°, 90°. C'est un rapporteur qui ne se trompe jamais : pour ces valeurs-là, l'équerre est plus sûre que la lecture d'une graduation.
Deux confusions de vocabulaire coûtent cher parce qu'elles se ressemblent : deux angles supplémentaires ont pour somme 180° — ils se recollent en un angle plat — tandis que deux angles complémentaires ont pour somme 90°. Et les angles opposés par le sommet, formés par deux droites sécantes de part et d'autre du point d'intersection, sont toujours égaux, sans aucune condition de parallélisme.
Quand deux droites (d) et (d′) sont coupées par une troisième, appelée sécante, les angles formés se rangent en paires qui renseignent sur le parallélisme.
Alternes-internes : entre les deux droites (« internes ») et de part et d'autre de la sécante (« alternes »).
Correspondants : du même côté de la sécante, l'un entre les deux droites, l'autre à l'extérieur — ils occupent la même position sur chacune des deux droites.
Les repères visuels du « Z » pour les alternes-internes et du « F » pour les correspondants aident à les repérer vite, mais ils ne remplacent pas la définition : sur une figure tournée ou renversée, le Z devient un S et le F une équerre à l'envers. Ce qui décide reste la position par rapport à la sécante, pas la forme de la lettre.
Sens direct. Si les deux droites sont parallèles, alors les angles alternes-internes qu'elles forment avec une sécante ont la même mesure — de même pour les angles correspondants. On s'en sert pour calculer un angle.
Réciproque. Si deux angles alternes-internes (ou correspondants) ont la même mesure, alors les deux droites sont parallèles. On s'en sert pour démontrer un parallélisme.
C'est la même discipline que pour Pythagore et pour Thalès, et elle se règle de la même façon : on regarde ce que l'énoncé donne. Le parallélisme est-il fourni — codé sur la figure, écrit dans le texte ? Alors on calcule. Est-ce lui qu'on demande d'établir ? Alors c'est la réciproque, et le sens direct serait circulaire.
Une exigence de rédaction va avec, et elle est souvent oubliée : l'égalité de deux angles ne prouve rien tant qu'on n'a pas dit de quelle paire il s'agit et par rapport à quelle sécante. Deux angles égaux pris au hasard sur la figure ne démontrent aucun parallélisme.
Le programme ne demande pas seulement de connaître cette somme, mais de savoir la démontrer — et la démonstration attendue est précisément celle qui utilise l'objectif précédent : les deux propriétés du chapitre s'emboîtent, l'une est l'outil de l'autre.
On trace par le sommet A la parallèle au côté [BC]. Les côtés (AB) et (AC) deviennent alors deux sécantes à deux droites parallèles : l'angle en B se retrouve reporté en A par alternes-internes, l'angle en C également. En A, ces deux angles reportés et l'angle  lui-même se recollent en un angle plat. Le 180° n'est donc pas un nombre à retenir : c'est l'angle plat lui-même, déplacé.
Deux conséquences immédiates. Connaître deux angles d'un triangle donne toujours le troisième par soustraction. Et un triangle ayant deux angles obtus n'existe pas — leurs deux mesures dépasseraient à elles seules 180°. C'est aussi ce qui rend prévisibles les angles des triangles particuliers : 60° partout dans l'équilatéral, deux angles égaux dans l'isocèle, deux angles complémentaires dans le triangle rectangle.
Au brevet, les angles sont presque toujours une étape et non une question : on calcule un angle manquant pour pouvoir conclure sur la nature d'un triangle, justifier un parallélisme avant d'appliquer Thalès, ou préparer un calcul de trigonométrie. Les figures y sont rarement à l'échelle : toute mesure prise à la règle ou au rapporteur sur un sujet d'examen est une réponse sans valeur.
Open source et gratuité n'empêchent ni les dons ni les remerciements 😉
☕ Payez-moi un café via PayPal